Qui suis je ?

19 janvier 2014

Curieux et cartésien, j’ai toujours cherché à comprendre le fonctionnement des choses. Que ce soit au travers de disciplines telles que la physique, la biologie, l’histoire ou la sociologie, ou simplement dans la vie de tous les jours. J’ai cherché à apprendre, déconstruire, pour mieux raisonner et construire. Cela m’a naturellement conduit vers l’étude des sciences mathématiques puis informatiques, m’amenant plus tard à ma carrière dans ce domaine.
Je crois en ce que je vois, en ce qui est reproductible par l’expérience. D’ailleurs, j’ai longtemps pensé pouvoir un jour accéder au savoir total. Mais c’était avant de découvrir le théorème d’incomplétude de Gödel, qui est venu démolir cette belle illusion, et m’a forcé à admettre qu’il resterait toujours un nombre infini de choses qui resteraient hors de ma compréhension.
Pour autant, puisque cette limitation n’empêche pas de s’intéresser et de comprendre toujours davantage de mécanismes, cela n’a pas entamé ma curiosité !

Au cours de mes voyages aux Philippines, auprès de mon maître d’armes, j’ai été confronté à des phénomènes que je ne pouvais pas expliquer, mais dont je ne pouvais pas pour autant remettre en cause l’existence. C’est à cette occasion que j’ai pour la première fois été exposé à la médecine chinoise, laquelle était pour moi à l’époque une vaste fumisterie. Par exemple, si aucune preuve scientifique ne venait étayer l’existence des méridiens, comment soigner en plantant une aiguille à un point précis ? D’autre part, toute tentative pour mesurer ce que l’on nomme « énergie » en médecine chinoise s’étaient avérées vaines.

Loin de me contenter d’une croyance ou d’un dogme, j’ai décider d’appliquer mon raisonnement scientifique à cette discipline en procédant à des expériences. J’avais bien sûr en vue la non-reproductibilité des résultats, qui me confirmerait le non-fondé de cette soit-disant médecine. C’est avec la complicité involontaire de mon amie de l’époque, qui souffrait d’un problème récurrent, que j’ai pu reproduire sur plusieurs années et avec toujours autant de succès un soin spécifique. En trichant sur le soin, à la manière d’un placebo, je n’obtenais aucun résultat. En revanche, en appliquant réellement le soin, cela fonctionnait immanquablement. Je venais de démontrer la reproductibilité de la technique, fondement de la science. Dès lors, je fus convaincu de la solide (et pas moins étrange) logique des préceptes de la médecine chinoise.

Cependant, il m’a fallu attendre plusieurs années pour qu’un professeur de médecine chinoise croise un jour mon chemin, par l’un de ces concours de circonstances que l’on pourrait qualifier de « hasard ». Intéressé par son approche, j’ai décidé d’entamer six années d’études à ses côtés (six années qui ont fini par en faire dix). En débutant cet apprentissage, j’ignorais que ce professeur était également héritier d’une tradition taoïste. J’ai donc pu étudier, tout au long de ces années, non seulement la médecine chinoise, mais également les six niveaux de pratique taoïste (wai gong, nei gong, xin yi dao yin fa, shen gong, shen dan, le Yi Jing) ainsi que la médecine taoïste, les classiques de cette tradition, la théorie de l’esprit humain, la cosmologie, etc.

Cette étude, assidûment mise en pratique au quotidien depuis plus de dix ans maintenant, m’a transformé, révélé.
Puis est venu le jour où travailler pour un grand groupe en télécommunications est devenu à mes yeux totalement incompatible avec mes valeurs morales et sociales. C’est ce jour-là que j’ai décidé de changer de métier. La seule voie qui s’est alors imposée à moi était de faire partager cet apprentissage taoïste, pensant que s’il m’avait permis de me révéler, il pourrait le permettre à d’autres.

Ce qui m’a séduit dans l’héritage taoïste, c’est à la fois la grande cohérence de son système combinée à la simplicité de sa mise en pratique. Chaque nouvel enseignement vient compléter, préciser, affiner ce qui a été appris au premier jour de mon entraînement. Chaque aspect du système, si théorique soit-il, peut être mis en pratique, parfois même dans les minutes suivant sa compréhension. Il ne s’agit pas de philosopher de manière contemplative sur le monde et sa nature, mais bien d’apprendre, ou de ré-apprendre à y vivre pleinement, en harmonie.
Ainsi, chaque nouvel enseignement est un nouveau pas sur le chemin, et j’aspire aujourd’hui non seulement à avancer moi-même sur ce chemin, mais aussi à vous y accompagner.
Sur ce chemin, jamais on n’aura le sentiment de régresser, ou de devoir abandonner une partie de ses connaissances. C’est un édifice que l’on construit et qui se dévoile petit à petit, comme un arbre à travers le brouillard : plus on s’approche, plus on peut distinguer de détails. C’est cette découverte progressive qui m’a séduit, et qui me séduit encore chaque jour !


© Serge Gilette 2016
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Google+plus Facebook Twitter Cours de Qi Gong sur Annecy (74000), à Sallenoves (74270) en Haute-Savoie mais aussi dans le Genevois et à Genève en Suisse. Cours de méditation sur Annecy, en Haute-Savoie mais aussi dans le Genevois et à Genève en Suisse. Cours de méditation et de Qi Gong dans les alpes-maritimes à Cannes (06400), Grasse, Sophia-Antipolis dans le var à Fayence, Tourrettes, Callian, Montauroux (83440)